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LE BANDIT MONEUSE
"Un chef de bandits sous le Directoire"
Antoine-Joseph Moneuse (1768-1798), brigand de grand chemin français, pillard, coureur de jupon, ivrogne passant son temps dans les cabarets.
Durant la Révolution française, surtout après la victoire de Jourdan à Fleurus en 1794, les anciens Pays-Bas autrichiens (actuelle Belgique) tout autant que les régions du Nord (ancien Hainaut, Valenciennois, …) connurent des périodes troublées. C’est ainsi qu’un certain "MONEUSE" fait parler de lui jusqu'en février 1797. Avec ses complices "les chauffeurs", ils vont commettre plus de 2O assassinats, 15 attaques nocturnes d'habitations et pas moins de 160 vols. Le surnom de"chauffeurs" est venu du fait que ces bandits s'introduisaient la nuit dans une ferme ou une maison de maître isolée, qu'ils brûlaient les pieds du maître de maison en les mettant dans les flammes d'un feu ouvert afin de lui faire avouer où il avait cacher son or et ses objets de valeur. Le nom de Moneuse, riche en légendes, reste synonyme, à tort ou à raison, du massacre de la Sainte-Cécile – il y a deux siècles -, dans l’auberge de la Houlette (canton de Dour, près de Montignies-sur-Roc, dans la province de Hainaut, en Belgique, non loin de la frontière française): neuf victimes adultes et enfants.
L’aventure se terminera à Douai, le 18 juin 1798. Sur la place du marché, la lame de la guillotine scelle dans l'histoire le destin de Moneuse, commerçant selon son état civil, bel homme selon les dames, détrousseur de jupons selon les maris jaloux, mais surtout criminel et voleur selon les jurés qui le condamnèrent à l'échafaud.
Encore aujourd’hui, Moneuse fait parfois figure de père fouettard pour les enfants difficiles.
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